Le gain de temps promis par l’intelligence artificielle générative fascine le secteur juridique. Pourtant, de nombreux collaborateurs utilisent aujourd’hui des outils comme ChatGPT ou Claude pour synthétiser des conclusions ou rédiger des courriers, souvent à l’insu des associés. C’est ce qu’on appelle le Shadow AI.
Une violation directe du secret professionnel
La règle est pourtant claire, rappelée à de multiples reprises par le Conseil National des Barreaux (CNB) et la CNIL : toute donnée soumise à un LLM public (cloud américain) échappe à votre contrôle.
Les conditions d’utilisation de ces plateformes grand public stipulent que les prompts (vos textes) peuvent être réutilisés pour entraîner leurs futurs modèles. En soumettant une note blanche ou des éléments d’état civil, le cabinet commet une rupture du secret professionnel et une violation du RGPD.
L’alternative déontologique : l’IA souveraine cloisonnée
Renoncer à l’IA n’est pas la solution, car vos confrères s’en équipent. La seule approche compatible avec les exigences ordinales est le déploiement d’une IA souveraine.
Le principe est de déployer un modèle de langage “Open-Weights” (comme le modèle européen Mistral) sur une infrastructure sécurisée hébergée en France (SecNumCloud). L’environnement est totalement étanche : le modèle n’a pas accès à internet, n’est pas réentraîné avec vos dossiers, et le cabinet conserve l’exclusivité absolue de ses données.
C’est sur ce principe strict que nous concevons des architectures dédiées aux professions réglementées, garantissant une étanchéité juridique et technique sans faille.
Pour aller plus loin sur la sécurisation de vos données, découvrez notre guide sur l’Architecture RAG Privée ou demandez une démonstration de nos solutions juridiques.